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Geodata : comment les exploiter avec l’IA

Date de publication 18 févr. 2026
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La Géodata est partout : dans les villes et les territoires, les réseaux, les bâtiments, et même dans la configuration et la gestion des lignes de tram et de bus.

En 2025, Avineon Tensing a mené plus de 50 projets géospatiaux et collaboré avec des équipes SIG dans divers secteurs : villes et territoires, utilities, ingénierie, énergie ou encore aéronautique. Chaque fois, nous effectuons le même constat : malgré toutes ces informations disponibles, répondre à des questions simples reste souvent compliqué.

Par exemple, un décideur peut se demander : 
« Quelles sections de rails nécessitent une maintenance cette année ?   
« Quel itinéraire est recommandé pour un transport exceptionnel d’un véhicule lourds de plus de 40 tonnes, et 15 mètres de longueur ? » 
« Comment optimiser une ligne de bus en supprimant 2 ou 3 arrêts ?»

Pour fournir ces réponses, les géomaticiens doivent croiser plusieurs couches, vérifier l’historique des interventions, contrôler l’état des données et métadonnées et intégrer les contraintes urbaines et réglementaires, avant de produire une carte claire et exploitable. 

Ce qui semble immédiat côté décisionnaire peut facilement prendre plusieurs dizaines de minutes (voire plusieurs heures) côté SIG. Ce décalage entre l’information disponible et la réponse opérationnelle est au cœur de tous les projets SIG que nous accompagnons.

Dans cet article, nous allons voir à quoi correspondent précisément les géodata, comment les rendre accessible rapidement grâce à l’IA pour que les profils SIG et les non experts puissent enfin parler le même langage.


1. Qu'est-ce-que la geodata ?

La geodata*, ou donnée géospatiale, associe une information métier à une localisation précise.
Elle permet de répondre à une question essentielle : où se situe un actif, un événement, un risque ou une opportunité ?

Elle répond à trois questions fondamentales : 

  1. Quoi ? de quoi s’agit‑il (route, bâtiment, capteur, événement, etc.)
  2. Où ? où se situe‑t‑il (latitude, longitude, parfois altitude)
  3. Quand ? à quel moment ? 

Il peut s’agir :
- d’infrastructures et de leur état,
- de réseaux (eau, électricité, gaz, transport),
- d’équipements et de leur conformité,
- de parcelles, de zones réglementaires ou d’emprises,
- de flux ou d’interactions entre objets géographiques.

La geodata ne se limite pas à la cartographie. Elle constitue un socle de compréhension du territoire et des systèmes complexes, indispensable pour un pilotage efficace.

*Source IGN : https://www.ign.fr/mag/quoi-servent-les-geodata

 

2. Qui exploite la geodata ?

Les geodata (données géospatiales) ne sont plus réservées aux spécialistes du SIG. Elles sont désormais exploitées par une grande diversité d’acteurs, dans les collectivités, les réseaux, l’ingénierie, l’énergie ou encore le transport.

L’exploitation des données géospatiales concerne trois grands profils : les équipes SIG, les décideurs et les utilisateurs terrain.

Les équipes SIG : experts de la donnée géospatiale

Les géomaticiens et administrateurs SIG (Systèmes d’Information Géographique) sont les premiers exploitants des geodata.

Leur rôle est central dans :
- la collecte et l’intégration des données territoriales,
- la structuration des couches cartographiques,
- la gestion des référentiels,
- la qualité et la gouvernance des données,
- l’automatisation des traitements géospatiaux.

Ils utilisent des outils d’analyse spatiale pour croiser, filtrer et transformer les données.

Sans eux, aucune exploitation fiable des données géographiques n’est possible.
Ils constituent le socle technique indispensable à toute stratégie data territoriale.

Les décideurs : piloter grâce aux données géospatiales

Les données géospatiales sont aujourd’hui un outil d’aide à la décision stratégique pour les profils tel que : les directeurs techniques, responsables exploitation, élus, responsables mobilité ou patrimoine. 

Ils utilisent la cartographie pour :
- prioriser les investissements,
- identifier les zones à risque,
- optimiser la maintenance des infrastructures,
- évaluer l’impact d’un projet sur un territoire,
- piloter un réseau (eau, énergie, transport).

Pour ces profils, l’objectif n’est pas de manipuler un logiciel SIG, mais d’obtenir une vision claire et synthétique. L’enjeu est de transformer la geodata en indicateurs décisionnels exploitables.

Les utilisateurs terrain : exploiter la geodata pour agir

L’usage des données géospatiales s’étend désormais aux profils non experts SIG tels que : les chauffeurs de transport exceptionnel, techniciens réseaux, chefs de chantier, responsables maintenance ou encore des exploitants terrain.

Ces utilisateurs n’ont pas besoin d’un accès technique au SIG mais surtout d'un accès simple, rapide et contextualisé à l’information géographique.

C’est ici que l’IA appliquée aux geodata transforme l’exploitation des données : elle permet de formuler une question métier en langage naturel et d’obtenir immédiatement une analyse spatiale pertinente.

Aujourd’hui, la production des données géospatiales est maîtrisée dans la plupart des organisations.

Le véritable enjeu n’est plus uniquement la collecte ou la structuration des données, mais leur accessibilité. La valeur stratégique des geodata apparaît pleinement lorsqu’elles peuvent être utilisées par l’ensemble des acteurs d’une organisation : experts, décideurs et opérationnels.

 

2. Comment l’IA traduit une question métier en analyse géospatiale ?

L’intelligence artificielle introduit un changement profond dans la manière d’exploiter la geodata. Elle permet de remettre la question métier au centre. Lorsqu’un utilisateur pose une question en langage naturel, l’IA ne se contente pas de répondre.
Elle décompose la demande, identifie les objets concernés et applique les critères pertinents.

Dans les secteurs des gestionnaires de réseaux, (énergie, transport, etc.), la dimension spatiale est omniprésente. Par exemple, un non expert SIG pourrait demander :« Affiche-moi les tronçons de réseau qui n’ont pas été renouvelés depuis 2025 »

La réponse correspond en réalité à plusieurs filtres :
- un type d’objet géographique (routes),
- un niveau de segmentation (tronçons),
- un critère temporel (date de maintenance)
- un croisement éventuel avec d’autres contraintes

L’IA orchestre automatiquement ces filtres, sans que l’utilisateur ait à connaître la structure des couches, des attributs ou des règles SIG. Ainsi, le décideur peut identifier rapidement les zones prioritaires, de planifier des interventions et d’objectiver des arbitrages budgétaires.

Cette approche permet :
- aux géomaticiens de gagner un temps précieux sur des analyses répétitives,
- aux non-experts SIG d’accéder directement à l’information dont ils ont besoin.

Dans certains cas, une analyse qui nécessitait jusqu’à 15 minutes de manipulation peut être obtenue en quelques dizaines de secondes, simplement en formulant la question.

 

3. Cas d’usage de la geodata 

Quel que soit le domaine (collectivité, énergie, transport, industrie), l’exploitation des données géospatiales peut répondre à différents besoins sur le terrain.

Localiser et diagnostiquer un événement

Pour un chef de chantier ou un responsable d’exploitation, la géodonnée permet de comprendre immédiatement une situation sur le terrain.

Exemples de questions métier :
- Où se situe précisément l’incident ?
- Quels équipements sont impactés dans un rayon donné ?
- Quels actifs sont connectés à ce tronçon ?

Exemples concrets
- En cas de fuite sur un réseau d’eau : la personne identifie les vannes à fermer.
- S’il s’agit d’une panne électrique : il est possible de localiser les postes impactés.
- Lorsqu’un affaissement de voirie est détecté : les interlocuteurs visualisent les réseaux enterrés à proximité.

Dans ces cas, la geodata permet une analyse de proximité, de réseau ou de dépendance.
L’IA accélère l’accès à ces informations sans manipulation complexe du SIG.

 

Vérifier des contraintes et sécuriser un itinéraire

Pour un chauffeur, il peut s’assurer de la bonne conformité réglementaire et/ou technique d’un déplacement.

Exemples de questions :
- Cet itinéraire est-il autorisé pour un véhicule de 40 tonnes ?
- Y a-t-il des ponts limités en hauteur sur le trajet ?
- Existe-t-il un itinéraire alternatif ?

Exemples concrets
- Transport exceptionnel (pales d’éoliennes, matériel de chantier),
- Transport scolaire,
- Intervention d’un convoi technique.

Ici, la geodata croise des contraintes de hauteur, des limitations de tonnage, des réglementations locales ou encore des données routières afin de proposer une analyse multicritère automatisée grâce à l’IA. 
 

Prioriser et planifier des interventions

Pour un gestionnaire de réseau ou un responsable maintenance, il peut prioriser et planifier les interventions en s’assurant d’une allocation optimale des ressources selon l’état, le risque et les contraintes réglementaires des équipements.

Exemples de questions :
- Quels tronçons n’ont pas été renouvelés depuis 10 ans ?
- Quelles bornes électriques sont à maintenir en priorité ?
- Quels équipements sont situés en zone à risque ?

Exemples concrets
- Assurer la maintenance d’un réseau électrique,
- Réaliser un plan pluriannuel d’investissement,
- Mettre à niveau les infrastructures urbaines.

La geodata réalise des filtres temporels, effectue des croisements avec des zones réglementaires et des analyses de risque pour identifier les priorités sans expertise technique avancée.
 

Optimiser une tournée ou une organisation terrain

Pour un responsable d’exploitation, un planificateur ou un chef d’équipe terrain, il peut optimiser une tournée et organiser les interventions afin de gagner du temps, réduire les coûts opérationnels et intégrer automatiquement les contraintes d’accès et de localisation.

Exemples de questions :
- Crée-moi un itinéraire optimisé pour intervenir sur ces 12 équipements.
- Quel est le trajet le plus court en intégrant les contraintes d’accès ?
- Comment regrouper ces interventions par secteur ?

Exemples concrets
- Réaliser la maintenance de bornes de recharge.
- Effectuer les tournées d’inspection réseau.
- Faciliter les interventions techniques multi-sites.

La geodata permet de créer des calculs d’itinéraires, d’optimiser des parcours, de faire des regroupements spatiaux, de réaliser des priorisations dynamiques. L’IA permet de formuler cette demande simplement, sans manipuler des outils d’analyse réseau.

 

MapChat : l’agent IA qui rend la geodata accessible

 

Accédez à la vidéo Mapchat en cliquant sur le lien ci-dessous

📹 Voir Mapchat en action : https://www.youtube.com/watch?v=rOhWtd9r8_w 

La solution permet :
- d’interroger les geodata en langage naturel,
- de traduire automatiquement les questions métier en filtres SIG,
- de visualiser les résultats sur une carte,
- de réduire drastiquement le temps entre la question et la décision.

Vous souhaitez avoir un aperçu de la solution ? Participez à notre webinaire 100% gratuit : 
Le 10 mars de 11h à 11h45

Vous découvrirez comment MapChat permet aux décideurs de gagner en autonomie, tout en aidant les équipes SIG à gagner en efficacité. 

En résumé

La geodata est un atout stratégique, mais sa valeur réelle ne se révèle que lorsqu’elle peut être exploitée facilement et rapidement.

Que ce soit pour identifier les tronçons de tram à maintenir ou suivre l’évolution d’un territoire, le défi reste le même : transformer des données complexes en réponses claires, fiables et immédiatement actionnables.

L’IA appliquée à la geodata ouvre une nouvelle étape : Elle permet de rapprocher les décideurs et les géomaticiens, de réduire le temps entre la question et la décision, et de libérer les experts des tâches répétitives.

L’enjeu pour les équipes SIG n’est plus seulement de produire des geodata, mais de la rendre, plus accessible, plus rapide et mieux partagée pour que les villes, entreprises et territoires puissent prendre des décisions éclairées.